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La Loge d'Aymeric

Brillant Don Quichotte pour clôturer la série

27 Décembre 2012, 23:08pm

Publié par La loge d'Aymeric


Direction musicale : Kevin Rhodes ; Kitri : Ludmila Pagliero ; Basilio : Karl Paquette ; Espada : Alexis Renaud ; La danseuse de rue : Sarah Kora Dayanova ; Deux Amies : Lucie Clément et Séverine Westermann ; Le Gitan : Allister Madin ; Cupidon : Mélanie Hurel ; La Reine des Dryades : Lara Hecquet

 

Ma série de Don Quichotte aurait du finir avec la brillante Zakharova directement importée du Bolchoï. Manque de chance, la malédiction des blessés de la Grand Boutique s’abat également sur la danseuse invitée. Je me retrouve un peu bougon devant l’annonce de la distribution de remplacement, la même que la générale pour le couple principal. Pwah encore ça ?

 

J’ai finalement été enchanté par Ludmila Pagliero, qui s’est largement améliorée depuis la générale ! Moi qui n’étais pas son fan principal, notamment au moment de sa nomination en étoile, je rectifie aujourd’hui mes critiques, Ludmila était une étoile brillante de l’Opéra de Paris. Aucun faux pas, de la technique toujours aussi époustouflante que d’habitude. Mais alors quoi de plus ? Déjà un choix de s’imposer, de dépasser le simple cadre de la chorégraphie qu’on lui a enseignée, comme ce choix de jouer avec son éventail pendant ses superbes fouettés du pas de deux final qui m’ont encore plus plu ce soir là. Ses sauts sont hauts brillants, ses équilibres sérieux sans pour autant atteindre le stress de Zusperreguy, ils sont habilement glissés dans le reste de la chorégraphie.

 

Ce n’est pas que Kitri qui est excellente, mais son amie Dulcinée qui est étincelante également. Entre la Cupidon toute timide mais de nouveau adorable de Mélanie Hurel et la sérieuse Hecquet qui régente ses Dryades, le blanc tutu brille sous le regard amoureux de Quichotte. La fougue hispanique de la danseuse argentine s’ajoute à la propreté de ses années d’apprentissage à Paris.



Reste Karl Paquette, toujours présent pour remplacer les innombrables blessés. Heureusement pour lui, il ne dansait pas dans le programme Forsythe/Brown à Garnier et ce n’était pas pour lui le marathon Onéguine/Cendrillon de la saison passée.  Sans briller, il assure honnêtement le partenariat avec Pagliero, qu’il réussit à mettre en valeur sans la faire tourner dangereusement comme à la générale. Je n’ai rien à dire sur sa performance jusqu’à l’ultime variation de Basilio où les atterrissages sont franchement très moyens. Une de ses qualités reste celle du jeu d’acteur, qui réussit à monter jusqu’au fond du premier balcon, même sans jumelles, je vois ses mimiques, ses grands mouvements comiques.

 

Les demi-solistes ont des niveaux variables. Dayanova brille comme la dernière fois en face d’un Renaud en meilleure forme mais toujours un peu à la traine me semble t-il. Les deux amies de Kitri n’ont pas le punch ou la présence scènique de Foustey ou Giezendanner mais au moins ne volent pas la star à leur amie. Je continue à
l’encenser mais Allister Madin est certainement le Gitan le plus énergique de l’histoire ! Enfin je remarque pour une fois une demoiselle d’honneur très acceptable en Charline Giezendanner!

 

Un mot enfin sur l’ambiance générale de ce ballet que j’ai adoré alors même que les danseurs se fatiguent en cette fin de série. Les matadors très en forme et toujours très impressionnants qui remplissent le théâtre d'énergie, les pêcheurs jeunes et bagarreurs, et des jeunes filles un peu volages mais charmantes. Même les Dryades un
peu potiches du deuxième acte m’ont plu!

 

Le ballet finit le soir du réveillon, comme le programme Forsythe de Garnier. La compagnie prend ensuite un mois de vacances bien mérité et revient en février pour le magnifique Kaguyahime.

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genoveva 28/12/2012 12:51

Mais oui, Pagliero est une vraie étoile !