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La Loge d'Aymeric

Monumenta

5 Juin 2012, 07:12am

Publié par La loge d'Aymeric

J’ai subi l’effet de masse dans toute sa splendeur et je suis allé voir Monumenta au Grand Palais. Ce qu’il faut applaudir dès le début est la communication mise en place pour l’événement. Des pubs dans le métro, dans les journaux, des reportages dans les JT ; tout est réuni pour attirer le plus de personnes.

http://static.actustar.com/img/articles/visuel/47697-monumenta_2012.jpgJustement on arrive au vrai problème, l’art est mis de côté pour simplement créer un événement médiatico-culturo-parigot. Mais Buren ne s’en cache pas, bien au contraire. Buren répond dans une interview qu’il n’y a pas eu de choix esthétiques, notamment pour le choix des couleurs. Il parle donc de nécessité et obligation. J’ai du mal à comprendre exactement ce que cela signifie, passons. Pourquoi vendre quelque chose comme culturel sans qu’il y ait de recherche esthétique ? Je suis trop classique pour comprendre. Buren dit aussi qu’il souhaite susciter la curiosité. Cela fonctionne très bien. En effet tout le monde y va. Et à l’intérieur, le public regarde, touche, se prend en photo. Il y a interaction avec l’œuvre.

Le principal but d’un artiste pour Monumenta est d’occuper l’espace. Ici Buren touche à tout ce qu’il peut, y compris la verrière, y insérant des morceaux de PVC bleus. En dessous, des grands miroirs sur lequel on peut marcher. L’espace se révèle alors, un sentiment de vertige nous saisit. Cela aurait été accentué si nous avions pu marcher sur les disques. Pour quelque chose de Monumental, il aurait pu profiter encore plus de la verrière et la recouvrir intégralement de couleurs. Le but doit être la folie des grandeurs, non ?http://www.coolhunting.com/2012/05/monumenta-2012-2-thumb-620x463-40063.jpg

Je connais peu de choses de Buren, à l’exception des fameuses colonnes du Palais Royal. Excentrique(s), Travail in situ a les mêmes défauts que les colonnes : cela fait vieux, déjà. Le filtre PVC tendu, les ronds de couleur, cela ne fait pas 2012, mais plutôt années 80. Les colonnes qui portent les grands disques sont d’ailleurs noires et blanches, allusion ? Heureusement que ce genre d’œuvre ne sera pas légué à la postérité, cela aurait vieilli terriblement.

Il y a quelques idées amusantes quand même. Je me suis senti un peu schtroumpf sous ces grands disques, se baladant sous des nénuphars qui faisaient trois fois ma taille. Vu de haut, l’effet est assez saisissant, on dirait que l’on est sur une toile pointilliste très colorée.

Finalement, plus que le monumental, l’impressionnant prime, mais seulement pour un court instant. Mais j’ai rapidement fait le tour. Je pourrais ainsi dire, comme tout le monde, que oui j’y étais. A part un joli fond d’écran de téléphone, je n’en tire pas de souvenirs  mémorables.

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