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La Loge d'Aymeric

Nutcracker at Royal Opera House!

30 Décembre 2012, 22:51pm

Publié par La loge d'Aymeric

Chorégraphie : Peter Wright d’après Marius Petipa ; Direction musicale : Koen Kessels ; Drosselmeyer : Christopher Saunders ; Clara : Sabina Westcombe ; The Nutcracker : James Hay ; The Sugar Plum Fairy : Hikaru Kobayashi ; The Prince : Valeri Hristov.

 

Il était une fois une compagnie anglaise qui s'était clairement dit qu'il fallait séparer les rôles, pour les uns la pantomime, la narration et l'attachement des spectateurs, pour les autres la virtuosité, la danse époustouflante. Et pour agrémenter tout cela, plein de dorures, d'enfants et surtout la superbe partition de Tchaïkovski.

 

Casse Noisette, pour les anglo saxons, cela rime tout de suite avec Noël. Que feraient les New Yorkais sans le grand sapin du ABT? De la même façon à Londres, le Royal Ballet et le English National Ballet permettent à tous les enfants de s'émerveiller devant ce qui est souvent leur premier ballet (et également de remplir leurs caisses).

 

Tout va en effet graduellement pour permettre aux balletomanes débutants d'approcher la danse. Ainsi le premier acte ne consiste qu'en partie en de la pantomime et de la danse d'enfant. Tout le monde s'amuse bien en ce jour de Noël à Nuremberg, dont ce magicien un peu fou qui sait qu'il va sans doute retrouver son neveu grâce à sa filleule. Les costumes ne sont pas aussi resplendissants qu'à Paris et frôlent parfois le mauvais goût anglais. Mais la joie des enfants réussit à compenser tout cela, leur émerveillement devant les superbes cadeaux de Drosselmeyer, des poupées animées taille géante, c'est quand même cool!

 

Clara esquisse quelques pas quand même, qui se fondent tout à fait dans le paysage. Après que tout le monde soit allé s'endormir, elle retourne voir son Casse Noisette adoré,  qu'elle est la seule à aimer. Mais Drosselmeyer veille et réduit la jeune fille à la taille de son casse noix. Le sapin, les jouets inanimés des premières scènes et le Casse Noisette grandissent et prennent vie. Arrivent alors le terrible roi des Rats et son horde de rongeurs qui se battent contre les soldats de plomb de M. Noisette. Clara finit par assommer le roi grâce à sa ballerine. L'ensorcellement prend fin, Casse Noisette redevient humain, le couple part aidé par un ange sous le regard bienveillant de Drosselmeyer.

 

http://www.london-theatreland.co.uk/images/show/07856_show_landscape_04.jpgUn premier acte donc charmant, voir des enfants (élèves du Royal Ballet Lower School) dansés sous des déguisements souvent très lourds ou encore apprécier la dramaturgie se dérouler. Il ne faut pas attendre trop de danse dans cet acte, mais simplement la magie de Noël, ce qui peut certes paraitre frustrant. Cette magie continue avec le deuxième acte du pays des sucreries, Confiturembourg dans la version originale, car elle nous rappelle les calories que nous nous sommes empiffrées pendant quelques jours.

 

Autant vous dire tout de suite que j'ai été très déçu par un de mes moments préférés du ballet: la valse des flocons de neige dansée sur un choeur d'enfants. Ce n'était pas ici le calme et la sérénité de quelque neige flottante un soir de Noël, symbolisant le passage paisible vers le monde des sucres d'orge. Ici c'est une bourrasque terrible où j'ai bien envie de sortir mon cache nez et mon bonnet. Les corps ne sont pas ensemble et la magie s'efface, pour enfin laisser place aux pays où tout se dévore des yeux et de la bouche.

 

Le plus agréable est d'admirer James Hay et Sabina Westcombe  (Nußknacker et Clara) qui réussissent pendant tout cet acte à briller sans être autant mis en avant que le second couple principale. Ils sont très mignons et souriants, avec une danse qui m'a avant tout parue très facile d'accès et fort bien réussie. Ils mêlent narration et virtuosité sans céder au simple divertissement. Hay qui rejoint ensuite la variation russe très sportive et brillamment réussie, puis Westcombe celle des flûtes tout aussi charmante. Un couple donc très attachant que j'aurai plaisir à revoir.

 

http://dancetabs.com/wp-content/uploads/2012/12/dm-nutcracker-hikaru-kobayashi-jump_1000.jpgAinsi en face la Fée Dragée et le Prince réussissent un pas de deux de maître, ravissant et superbe, sans aller vers un académisme ennuyant, mais qui semble sans grand rapport avec le reste du ballet. Les variations du Thé, de la Vodka, du café ou encore du Chocolat sont vraiment là pour distraire Clara et son copain, alors que ce pas de deux est trop distant. Qu'importe, c'est agréable de pouvoir profiter d'une telle technique! Mais je comprends certes les premiers spectateurs pétersbourgeois de la version originale qui se plaignaient du manque de lien entre les deux parties de l'œuvre.

 

L'histoire se finit donc forcément bien, Clara se réveille de son rêve, court dans la rue et croise un jeune homme tout blond qui lui rappelle quelqu'un. Le jeune homme se rend ensuite chez son oncle Drosselmeyer, ému de le revoir. Petit suspens pour la suite alors que le rideau se ferme..... 

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