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La Loge d'Aymeric

Saison Centenaire au TCE

1 Avril 2012, 17:56pm

Publié par lalogedaymeric

Présentation de la saison centenaire du Théâtre des Champs-Elysées

Le TCE est une salle dans laquelle je me rends de plus en plus. Elle a un programme alléchant, un peu de danse, quelques opéras en version scénique, et je vais me faire un devoir d’assister à plus de concerts symphoniques ou d’opéra en concert. Les tarifs restent néanmoins élevés sans abonnement, pour un minimum de visibilité, il faut débourser au moins 40 euros.

Histoire La présentation commence par un rappel historique du théâtre. Il a été fondé par M. Astruc qui travaillait sur les grands boulevards et révait de devenir directeur de son théâtre. Il a de la chance, il a des amis riches (comme les Rotschild) qui financent la Fondation du Théâtre des Champs-Elysees. Si le théâtre devait s’élever sur la prestigieuse avenue, il n’y avait néanmoins pas de place, mais le nom à été conservé. Pour nos amis architectes ou dans les BTP, le TCE est le premier bâtiment public en béton armée de l’histoire !  Astruc voulait un théâtre dédié à tous les arts scéniques : théâtre, danse, opéra, musique. N’oublions pas que le bâtiment héberge aussi la Comédie des Champs Élysées et le Studio du même nom. Le souhait était d’allier tradition et modernité (comme partout me direz-vous). Sans subventions, des débuts difficiles, Astruc ne reste qu’une petite saison, il est ruiné, mais avec ses contacts, dont Diaghilev, il a su continuer les saisons des Ballets Russes, qui marqueront durablement la vie parisienne.

Discours de Michel Franck Comment fêter le centenaire du TCE ? Refaire à nouveau la première saison ? Décrire ce qui s’y est passé pendant un siècle ? Confirmé le choix d’Astruc d’associer tradition et modernité ? Cette saison répondra aux trois questions. M. Franck rappelle ensuite que le TCE forme des liens avec les artistes et les associés (qui sont nombreux !), c’est une grande famille, une PME, là où l’Opéra de Paris est comparé à General Motors (dixit Franck). Pour élargir cette grande famille, le TCE s’ouvre au mécénat ! Les avantages incluent des dîners, des réservations prioritaires, des rencontres, des répétitions, …. Le mécénat jeune va jusqu’à 35 ans et coûte après déduction, 100 euros (ce qui reste une coquette somme !)

Danse Après les ballets russes, les ballets suédois, puis ceux du Marquis de Cuevas, Roland Petit et le Ballet des Champs-Elysées et le festival de danse de Paris. Le TCE a bel et bien été une étape importante de la danse au XXème siécle ! Pour un petit revival de la création du Sacre, imaginez un bruit incessant, la claque affronte la contre-claque, les danseurs n’entendent plus la musique et Nijinski crie des ordres et donne le rythme depuis les coulisses. Cet événement marquant de l’histoire culturelle serait célébré par six soirées.

Le Mariinski vient fin Mai danser la version de Nijinski, une création du Sacre de Sasha Waltz ainsi que le Fils Prodigue de Balanchine (comme à l’Opéra en Octobre). Après le Bolchoï l’année dernière, je suis ravi de découvrir la deuxième compagnie russe.

Le Tanztheater Wuppertal viendra danser la version de Pina Bausch. Je n’avais pas réussi à le voir l’année dernière à Garnier, mais c’est une des œuvres les plus connues de Pina; après son Orphée, j’ai hâte de la découvrir. Le hic est que le programme contient en plus une projection d’un documentaire sur l’œuvre, et le tout pour des prix salés (de 15 à 89), aussi cher que le triple programme du Mariinski.

Akhram Khan présentera avec sa compagnie une création autour du Sacre. Les trois hommages restants sont des concerts symphoniques autour de la musique des ballets russes.

Le reste de la saison danse comporte le traditionnel Gala des Etoiles (avec Evan Mckie (!) et Semionova), le Eifman Ballet, Guillem, du flamenco, ….

Opéra La salle a également un répertoire lyrique important. Elle a accueilli la première représentation parisienne de La Khovantchina, a accueilli, à l’époque où les opéras faisaient des tournées, ceux de Vienne et Berlin. Pour renouer avec cette tradition, ce sera l’orchestre du Mariinski qui jouera Benvenuto Cellini de Berlioz, l’œuvre qui a inauguré le TCE. Le Pénélope de Fauré qui avait été un moment fort au TCE sera chanté en version orchestre avec Antonacci (qui sera donc très présente à Paris la saison prochaine !).

                Les musts en version concert Fidelo avec Jonas Kauffman. Parce que voilà il y a Jonas. Et sinon Don Carlo, avec Frittoli et Tézier. L’Opéra de Quat’sous me laisse perplexe, Brecht ne voulait pas que des chanteurs professionnels chantent cette œuvre, mais des comédiens. Le reste m’intrigue, mais ne connaissant pas, je ne dis rien.

                En version scénique La trilogie Médée semble intéressante. La version de Charpentier (avec E. Haïm, Karthäuser, Stéphane Dégout). Sasha Waltz (très présent lui aussi) présentera un Medea qui mélange chant et danse.  Enfin, une version de Cherubini, que je ne connais pas du tout. Sinon, c’est La Favorite de Donizetti en version originale, c'est à dire en français. Don Pasquale avait été une bonne soirée cette saison, espérons que cela marche à nouveau! Puis Don Giovanni avec la même équipe qui avait fait Idoménée.

Je connais trop peu les orchestres et le répertoire symphonique pour m’étendre dessus, je vous laisse donc découvrir le programme ! Il y aura entre autres l'orchestre de Vienne, de Rotterdam. L'Orchestre National de France (avec Gatti et Kurt Masur) aura un Cycle Beethoven, où chaque symphonie sera couplée avec des créations contemporaines.

Les abonnements sont disponibles (nouveauté !) sur Internet. L’abonnement Etudiant/Jeune moins de 26 ans sera de nouveau disponible. La sélection sera publiée l’année prochaine, généralement fin Septembre, début Octobre. Il suffit de s’engager pour un minimum de cinq spectacles puis de réserver ses billets un mois à l’avance en fonction des disponibilités.

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