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La Loge d'Aymeric

Pierrot Lunaire / Paroles et Musiques

4 Octobre 2013, 12:17pm

Publié par La loge d'Aymeric

24 septembre 2013

Théâtre de l'Athénée

Compagnie Le Balcon, avec Damien Bigourdan et Eric Houzelot, sous la direction de Maxime Pascal

 

Finalement j'écris quand même quelques mots sur ce diptyque présenté au Théâtre de l'Athénée où j'ai pu assister à la générale. Peu de connaissances en arrivant sur place, mes attentes sont donc limitées au nom connu de Pierrot Lunaire et à Beckett. Deux pièces absurdes pour un résultat plaisant, dont Paroles et musiques aurait pu être le nom global.

 

La musique de Schönberg restait pour moi un mystère, ne l'ayant jamais entendue mais le nom restait en tête. Finalement c'est une musique qui semble presque intellectuelle, compliquée à saisir et à comprendre, mais pas désagréable à écouter, avec ses coups de vents et de cordes qui paraitraient presque aléatoires, mais sont finalement si bien organisés. Je n'ai pas réussi à comprendre le texte énoncé, j'en retiens des bribes, la diction pourrait être améliorée même si j'imagine la difficulté d'un tel texte.

 

Apparemment la difficulté de cette œuvre est de réussir à balancer entre chant et la diction (sprechgesang) et la plupart des interprètes préfère même parler plutôt que chanter. Ici il choisit le chant, une bien belle solution, sa voix nous emmène dans les abymes et les obscurités de ce Pierrot complètement fou à la voix nasillarde. La mise en scène, simple, nous met directement dans l'état d'esprit. Cette lune qui monte au dessus de l'orchestre et règle les humeurs de Pierrot, affichant une vidéo qui circule à travers la salle, où alors montrant de très près le travail de Pierrot ou encore affichant un œil supérieur qui voit tout. Une tête ensanglantée, un Pierrot qui, fou, court dans toute la salle, un violoncelle assassin dont le pied transperce la tête au sol.

 

Cette œuvre mérite sans doute d'être revue pour mieux saisir les nombreuses subtilités qui doivent s'y glisser. Je suis content, je n'ai pas fait d'allergie à Schönberg.

 

La pièce qui suit relève plus du théâtre, où la musique joue un rôle à part entière. Beckett, avec son éternel modèle du vieil homme en réflexion qui semble perdu et s'appuie sur d'autres personnages plus énigmatiques. Le vieil homme est situé au premier rang du parterre et on devine à peine qu'il bouge ses lèvres. Ses deux acolytes sont la musique et un jeune homme insolent (qui ne prononce pas le d de Milord), la première réussissant à calmer, comme une drogue, les anxiétés du personnage.

 

Un moment agréable où l'on s'amuse à suivre les sauts d'humeur du personnage et à attendre les réactions des musiciens qui se cachent derrière le rideau.

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